Eglise

de

Rigney

EGLISE SAINTS PIERRE ET PAUL.  EPOQUE XVIIIème siècle

L’église actuelle date de 1756 pour la nef (plans du Maître architecte Claude PIERROT datant de 1751) et de 1785 pour le chœur (plans de l’architecte Lazare RENAUD datant de 1776). L’embase du pilier de droite du chœur porte l’inscription suivante : « Cette pierre a été posée par M.J.B. POUEY prieur de la RD Abbaye de Bellevaux et bénite par M. CUENOT curé de Rigney, le 7 avril 1786 ».

Il y avait, sans doute, un sanctuaire très ancien au Moyen - Âge puisqu’en 1248, Ponce de Cicon donne à l’Abbaye de Bellevaux ses droits sur l’Eglise de Rigney. Elle était placée sous le titre de Saint Paul Apôtre. Nous n’avons pas d’informations précises sur l’architecture de cette église médiévale datant probablement d’avant le XII siècle.

 

L’Église Saint Paul Apôtre de Rigney est placée sous le vocable des Saints Pierre et Paul après son entière reconstruction (ne furent conservés, que les murs de flanc, la sacristie et la chapelle de gauche). Quelques travaux supplémentaires (réfection des voûtes, du chœur et achat de retables pour les autels latéraux) sont reconnus nécessaires à la perfection de l’ouvrage. Le chœur, vestige de l’ancienne église, fut entièrement démoli et rebâti.

Architecture extérieur de l'Eglise :

Longue de 25 m large de 15 m, l’église est bâtie en calcaire bicolore du Jura. Elle dresse sa silhouette massive au dessus de la plaine alluviale de l’Ognon et se mire dans les étangs qui occupent les anciennes ballastières du village. L’édifice, couvert de petites tuiles plates comporte trois nefs dont la nef centrale se termine par une abside hémicirculaire derrière le chœur et s’accole à un clocher porche qui, comme la majorité des églises franc - comtoises est traditionnellement coiffé à l’impériale d’un toit en bulbe. Les tuiles vernissées tracent sur le bulbe du clocher un damier noir et jaune sur les 4 pans, aux quatre horizons, (une croix noire à centre jaune alternant avec une croix jaune à centre noir. Au dessus de l’appareil, le coq pointe son nez aux quatre vents.

La façade du clocher est très simple avec un portail en plein cintre surmonté d’un oculus. Le deuxième niveau du clocher est aveugle, tandis que le dernier étage est percé d’une fenêtre. Sur la façade du clocher, côté village, domine une horloge. Cette horloge est constituée d’un cadran de fonte de 150 cm de diamètre, muni d’une aiguille unique, dorée en forme de flèche. Elle porte en relief, les chiffres romains des heures avec les indications Morel (le nom de l’horloger).

Elle présente un mécanisme datant de 1834.
L’église abrite de belles œuvres (mobilier ou objets de culte) dont quelques unes sont classées ou inscrites aux monuments historiques.

 

Architecture intérieur de l'Eglise :

A l’entrée, sous le porche, nous accueillent deux bénitiers, en pierre, un à gauche, un à droite avec la statue de St Antoine. La grande porte d’entrée franchie, nous découvrons l’intérieur de l’église qui dégage une atmosphère de paix. Accroché au dessus de la porte d’entrée, face au maître - autel, un grand tableau illustre la translation des deux Saints Apôtres, patrons de la paroisse (huile sur toile – XIXème siècle, classé) Les voûtes de la grande nef sont soutenues par quatre piliers en belle pierre bicolore. Sur un des piliers de droite, vers le chœur, un crucifix en bois sculpté datant du 18ème siècle (classé).

La nef, partie gauche,
A gauche de l’entrée, une statue, en marbre, datée de la fin du XVème siècle et représentant un évêque,  peut-être Saint – Claude, est certainement l’œuvre la plus remarquable de l’église (classé). A côté, un baptistère d’une assez jolie venue. Vers la porte d’entrée latérale de la nef, se trouve l’orgue liturgique. La nef de gauche, côté Evangile,  conduit à un autel dédié à la Sainte Vierge. Cet autel est surmonté d’un tableau représentant la Nativité de la Vierge Marie Vers l’entrée du chœur, se dresse  une statue de la Vierge à l’enfant.

La nef, partie droite,

A droite de l’entrée, se dresse une statue de St-François Xavier. A côté, le confessionnal. Vers la porte d’entrée latérale de la nef, se trouve un bénitier. La nef de droite, côté Epître, conduit à un autel dédié à St-Pierre et Saint Paul. Cet autel est surmonté d’un tableau représentant les Saints Apôtres Pierre et Paul. Vers l’entrée du chœur, face au peuple, se dresse la chair, autrefois lieu de la parole est utilisée comme ambon. L’abatvoix de cette chaire est surmonté d’une croix. Le dosseret ainsi que les panneaux de l’escalier menant à la cuve sont ornés de volutes. Un boudin souligne le bas de la cuve et de la rampe. Elle représente les quatre évangélistes parmi lesquels on voit en façade  Luc (emblème le bœuf) et Marc (emblème le lion). 

Le chœur,

Le lieu du sanctuaire occupant le fond de l’abside est éclairé par trois vitraux assombrissant le chœur qui datent du 19ème siècle. Ils représentent : Au nord, la Sainte-Vierge, au sud, St-Joseph, et à l’est, une Sainte-Communion.
L’autel en bois peint en trompe l’œil. Du côté gauche, au dessus de la porte de la chaufferie, contre le mur, une statue de Notre-Dame de Lourdes. Du côté droit, au dessus de la porte de la Sacristie, contre le mur, une statue de St-Joseph. A côté de l’autel, vers la porte de la chaufferie un christ en croix sur pied.
 
Le Maître- autel, peint en faux marbre vert jaspé, est surmonté de trois gradins accédant au tabernacle en bois doré, flanqué de sis chandeliers classés aux monuments historiques. Au sommet du tabernacle, un christ en bois doré. Cet ensemble est devenu crédence pour la Réserve Eucharistique. Un calice datant du 18ème siècle et une patène datant du 19ème siècle sont également classés.
La grille de communion et sa symétrie, en fer forgé, sont adossées au mur de part et d’autre du maître-autel.

Dans l’ensemble,

Un Chemin de Croix de style Saint Sulpice  couvre les murs latéraux de la nef et date probablement de 1907. Les 14 stations, en haut-relief,  sont en plâtre. S’y mêlent, à droite, la statue du Sacré-Cœur  et à gauche, la statue de Ste Thérèse de l’enfant Jésus. Les fenêtres de l’église sont munies de verre antique jaune entourant une croix bleue. Au centre de la nef, devant le chœur, se trouve une pierre tombale, en pierre, abritant le tombeau d’Henri  Pierre Cart, Chapelain de la Roche qui mourut le 17 août 1754 et Claude Cart, curé de Rigney, qui mourut le 16 septembre 1756. Ils étaient frères et bienfaiteurs de cette église. Une deuxième pierre tombale, en bronze, où repose le corps de Simon Chapuis décédé en avril 1830, dans la maison de son oncle, le Curé de Rigney L’éclairage électrique de l’église, repris selon les normes de sécurité et les principes d’éclairage liturgique, ne parvient pas à faire oublier la disparition des anciens lustres en cristal de bohême qui apportaient une lumière festive essentielle à la liturgie. (1956. L’église est sonorisée (1973)


La chaufferie,

L’église est chauffée au moyen d’un chauffage à air pulsé, et d’un chauffage mobile d’appoint.

Suite à une panne, l'église n'est plus chauffée ou très peu

La Sacristie,
C’est un lieu où l’on range les ornements d’église et différents objets de culte et où les prêtres vont revêtir leurs habits sacerdotaux. La Sacristie abrite aussi de nombreux et divers éléments liturgiques.

1er étage,

On accède au 1er étage du clocher par un escalier de pierre grimpant en colimaçon dans une tourelle accolée au côté droit du porche. L’accès des étages supérieurs, celui de l’horloge puis celui des cloches est possible grâce à un escalier de bois. La sonnerie des cloches est électrifiée (1958) Un beffroi, en chêne, soutient les deux cloches dont les angélus martèlent les heures joyeuses ou douloureuses de la communauté. La grosse cloche, qui date de 1866, a été fondue par François Joseph Bournez, fondeur à Morteau. Elle a un diamètre de 140 cm et pèse 1450 kg. Elle sone en do dièse. Œuvre de belle coulée, elle porte un aigle impérial sur le flanc et deux bandeaux de feuillage, au dessus des inscriptions de baptême. La petite cloche, munie d’un marteau actionné par l’horloge, indique les heures. Elle date de 1844. Elle a été fondue par Gillot et Bourgeois de Bleurville (Vosges). D’un diamètre de 120 cm, elle pèse 850 kg et sonne le mi. Elle présente un décor soigné : une Vierge à l’Enfant sur tête d’ange, un crucifix, le tout surmonté de deux bandeaux faits de faisceaux de vignes et de blé et d’une panoplie d’objets liturgiques. La marque des fondeurs : un bel ange assis sur u ne roue et jouant de la trompette avec une banderole au nom des fondeurs. Le grenier abrite les leviers qui servaient à abaisser les lustres disparus pour nettoyage et au dessus du chœur, une machinerie, en bois, était utilisée pour draper les parois d’une tenture pendant les enterrements de première classe. Les communes co- paroissiales veillent à la sauvegarde et à l’entretien de ce patrimoine culturel et spirituel.

 


Le cimetière intercommunal,

Primitivement situé devant le côté de l’église, côté village, a été transféré au- dessus du village, à la suite d’une épidémie de choléra et de travaux d’élargissement de la route.


 

Source:rigney.fr/articles.php?lng=fr&pg=27
 

Paroisse Marchaux Rigney (Bureaux)

5 Route de Vandelans, 25640 Rigney 

Adresse Mail: paroissemarchauxrigney@laposte.net

 

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