Eglise de Venise ...

EGLISE SAINT-MARTIN DE TOURS 19ème  siècle
 

Les Photos...

L’EGLISE de VENISE AVANT 1846

A une date non déterminée, une petite chapelle, avec une nef de 9 m x 6 m,  est édifiée au milieu du village de Venise, sur l’emplacement de l’actuelle mairie. Le culte y est exercé par un vicaire dépendant de la paroisse de Palise. En 1795, on signale que « … la religieuse commune de Venise n’avait pas attendu la nouvelle loi sur la liberté des cultes pour rentrer en possession du sien… ».  Ainsi le capucin Jean-Claude Desirer, prêtre orthodoxe retiré à Rignosot, exerce le culte catholique à Venise (selon un traité du 16 mars 1795). Par décret du 30 septembre 1807 la chapelle est érigée en paroisse succursale. La commune déplore alors son insuffisance et son mauvais état et  la construction d’une nouvelle église est décidée.

L’EGLISE ACTUELLE

 La construction de cette église fut confiée à l’architecte bisontin MARTIN  à qui l’on doit également à Besançon, l’achèvement du portail de l’église de la Madeleine.  Dans son devis du 5 novembre 1839, on peut lire : « Depuis longtemps l’autorité ecclésiastique a reconnu l’indispensable nécessité de construire une église nouvelle dans la commune de Venise, l’église actuelle n’étant qu’une chapelle succursale dont les dimensions ne se trouvent plus en rapport avec la population de la commune et dont la disposition est inconvenante pour l’exercice du culte divin. L’emplacement le plus convenable pour la nouvelle église est le terrain communal appelé Paquit, situé hors du village et à côté de la cure (actuellement l’école). 
 
Le conseil municipal ayant apprécié ces considérations a consenti par sa délibération approbatoire du projet à ce que l’église soit élevée dans cet endroit. Les offices pourront être célébrés dans l’église actuelle. Pour que cet édifice puisse être ouvert dans le courant de la prochaine campagne, il est indispensable qu’il soit adjugé cette année. L’architecte réceptionne les travaux le 5  septembre 1842 avec un an de retard sur les prévisions.
 
Avant que les travaux de gros œuvre ne soient terminés, sont entrepris les travaux d’aménagement intérieur suivant le projet du même architecte (gypseries,  menuiseries,  serrurerie).

 

 

Le stylobate du maître-autel (soubassement avec base et corniche), le gradin et les marches sont en pierre polie, l’autel en forme de tombeau en marbre blanc de France. 
 
Le tabernacle est en bois peint et doré avec quatre chandeliers et un Christ. 

 

 

Le clocher porche couvert d’un toit à quatre pans donne accès à la nef en forme de croix, les chapelles latérales formant un transept et se rejoignant au centre sous une coupole. Les côtés sont marqués par des culs de four. Une  cloche de 1250 kg est installée en 1844. Elle porte l’inscription : « J’ai été fondue sous l’administration de Mr MAIRE et bénite par Mr Alexis NACHIN, curé de Venise. J’ai eu pour  parrain, J.Bapt. Marie DROUHOT  de VILLERSEXEL âgé de 7 ans, et pour marraine Marie  Valentine  GOBILLOT de Venise, âgée de 4 ans.  (Aucune précision n’est donnée quant à l’installation de la deuxième cloche  existant actuellement.)

Les travaux s’achèvent en 1846 avec le maître-autel et la décoration intérieure. L’intérieur, décoré de gypseries, particulièrement soigné, est d’une grande élégance.
 
Quatre années seulement après l’achèvement du gros œuvre,  et  suite aux malfaçons constatées après l’achèvement des travaux, la pluie a gravement endommagé les joints des pierres de taille du clocher, les crépis et la couverture.  Il faut donc refaire les joints dégradés du clocher et de la façade, reprendre au mortier hydraulique les enduits des murs extérieurs, refaire la couverture en plomb des saillies de corniches, cordons et fenêtres et remanier les chéneaux. A l’intérieur il faut encore réparer les plâtreries dégradées, repeindre à l’huile tous les bois.
 
Depuis cette époque, l’église a conservé toute sa pureté originelle sans subir ni modifications, ni aménagements importants. Son entretien a été plus ou moins bien suivi suivant les ressources que la commune pouvait y consacrer. La toiture a été refaite, de même que celle des chapelles latérales. Mais les inconvénients consécutifs aux malfaçons initiales se font encore sentir. Il a fallu reprendre la toiture de la chapelle sud, ainsi que les crépis des murs extérieurs du même côté. Les quelques gypseries du fond de la nef dégradées par la pluie, la niche du transept nord, ont été restaurées en 1977. Des reprises ont été faites aux plâtres. Le tableau de Saint Martin à cheval a été remis en état par une restauratrice du Musée du Louvre.
 
Ainsi, l’église de Venise a-t-elle recouvré son intégrité. Mais hélas, les travaux d’entretien ne sont jamais terminés, et ce joyau du 19ème siècle mérite une protection attentive.
 
Remarque (Tirée du guide des archives du Doubs) : En  1794, Venise est considérée comme une des communes qui défendit le plus longtemps ses instruments de culte.
 
De facture néo-classique, bâtie sur  le plan de la croix grecque, cette église fut classée et inscrite sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1979

Chemin de Croix ...
Les Tableaux ....
Plan Technique ..

Source : Documents interne et Dictionnaire des communes du Doubs et Archives diocésaines de Besançon.

Publié le 07/05/2019 - Par le service Informatique - Paroisse Marchaux - Rigney.

Rubrique Venise - Monument Historique depuis 1979 -  EGLISE SAINT-MARTIN DE TOURS  -

Ouverture de l'église au public : Fermé (monument historique).

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