Eglise de Marchaux ...

EGLISE SAINT-MARTIN 

18ème  siècle
 

Les Photos...

L’EGLISE de Marchaux...

La paroisse de Marchaux existait au Xe siècle, mais des églises primitives il ne reste aucune trace. Située entre deux chaînes de montagne, la Grande Côte et la Côte de Blanchard, la paroisse regroupe plusieurs villages sans église : Chaudefontaine, Chatillon-Guyotte, Champoux, Braillans. En 967, Marchaux possède  une église donnée en 1224 à l’Abbaye de Bellevaux, par Mgr Girard de Rougemont dédiée à Saint Martin. Elle fait penser à l’église de St Martin Bregille, fondée pour Saint Douat vers 645 pour les religieuses et occupée peu après par des moines et rendue aux archevêques par Charles Le Chauve en 870. Cette église pourrait avoir, comme beaucoup d’autres, une origine monastique. Quoiqu’il en soit, elle relevait de l’archevêque qui en a gratifié Bellevaux. De ce temps là, les églises rurales n’étaient qu’une chapelle dont le toit n’abritait guère que l’autel ; les fidèles assistaient en plein air ou sous un rustique hangar.

 
Une pierre tombale placée devant le Maître-autel y représente, gravé aux traits, Etienne de Grammont mort en 1496 et sa femme, Marie de Saint-Aubin. Cette pierre recouvre le caveau de la famille de Grammont qui possède la Seigneurerie de Chatillon Guyotte. Rien n’en subsiste aujourd’hui.
 
En 1526, Jean 1er de Grammont fonda une chapellerie à la Vierge Marie et y établit un chapelain. Des amodiations de communaux en 1549 par les habitants avaient-elles pour objet d’en solder quelques dépenses ? La chapelle de la Ste Vierge est dite en 1665 dans un procèsverbal de visite épiscopale, appartenir au Baron de Chatillon. Avant 1472 il existait dans l’église une chapelle fondée en l’honneur de Ste Catherine dont on n’a plus trace et la dépendance de la  chapelle de la Ste Vierge ne se voit plus dans l’église actuelle.. 
 

 

L’EGLISE ACTUELLE

L’édifice dédié à St Martin est reconstruit en 1715, son clocher porche recouvert à l’impérial donne accès à la nef unique qui se termine par une abside à 3 pans.  La sacristie ne le fut qu’en 1829 et la tribune  en 1852. C’est en 1853 que fut installé un jeu d’orgue, aux frais de Mr Bernardot curé de la paroisse. En 1874, on y ajouta un pédalier.
 

Cet édifice  de style grec moderne a un plan en croix latine à nef unique. Elle mesure 30.50 m sur 8.85 m et 15.35 m au transept. Les contreforts encore médiévaux sont posés d’angle aux pignons et couverts par un glacis. Dans  l’abside à 3  pans, les arêtes  de voûtes convergent. 
 
Les doubleaux sont ornés de caissons. Au clocher surmonté d’un piédouche monté en obélisque, les ouvertures se ferment sous une plate-bande. Quelques années après sa construction, l’église mal achevée avait besoin d’urgentes réparations dans les voûtes. On en profite pour faire des peintures et des dorures.. Vers 1868, l’inspection de la charpente révéla un défaut certain. Il fallut attendre jusqu’en 1897 pour commencer les travaux de consolidation.
 
Des retables en stuc (page 10) surmontent et encadrent les 3 autels. Au maître-autel, on peut admirer un retable, œuvre de l’un des frères Marca, famille de stucateurs italiens venus  en Franche-Comté au XVIIIe siècle. Il est surmonté d’une gloire à la Sainte Trinité. Au-dessous, quatre colonnes corinthiennes délimitent trois espaces contenant un tableau central de Saint-Martin, et une grande statue de chaque côté. Assis sur un rocher, St Martin est enlevé dans sa gloire vers une boule de feu. Le tabernacle du maître-autel a été fait par Mr Droz, percepteur, en 1844. En 1870, le tabernacle et le tombeau d’autel ont été réparés et redorés, le couronnement du tabernacle refait à neuf. Le Christ date de 1876.
 
Le chemin de croix   fut érigé progressivement. Une première station fut faite en 1835 par M. Gaume supérieur de la mission de Beaupré. Une seconde fut faite en 1839 par M. le curé Mercier. Enfin, le chemin de croix actuel fut terminé en 1851 par Mr Bernardot curé de Chaux et Mr Fétet curé de Menoux.

 

Les Tableaux 

A gauche, au chœur, le tableau qui représente Notre Seigneur Jésus Christ bénissant les enfants, acheté en 1876. A droite, au chœur, copie du tableau de Bonifazio représentant la Ste Famille, la Madeleine, Saint François et Saint Antoine. Face à la porte latérale,  le tableau de Saint Claude. Dans le bas de l’église, à droite, sous la tribune, le tableau de Ste Claire. Derrière le Maître-autel,  le tableau de Saint-Martin est restauré et entoilé en 1873.
 

Les Pierres tombales 

Dans le registre de la paroisse, on relève depuis1622 à 1759, 37 inhumations à l’église, non compris celles de curés et des nobles personnages déposés dans le caveau Seigneurial.

 
Devant le Maître-autel, on voit une pierre tombale sur laquelle on lit : « Ci-gist fut Mlle Marguerite de Vaudambos, femme de messire Jean Varodz, chevalier, dict Le Colonel  Gauché, Seigneur de Marchaux et Roulans et … cart, qui décéda le 28 mars de l’an 1622. Dieu ait son âme en sa Gloire, Amen. »
 
Au milieu de la nef, devant la table de communion, se trouve une autre pierre tombale sur laquelle sont représentés un chatelain et une chatelaine et à l’extrémité de la pierre, du côté du sanctuaire, on lit ces mots en lettres gothiques : « Dieu leur pardonne, amen ».

Source : Documents interne et Dictionnaire des communes du Doubs et Archives diocésaines de Besançon.

Publié le 10/06/2019 - Par le service Informatique - Paroisse Marchaux - Rigney.

Rubrique Marchaux- ÉGLISE saint Martin  - 18ème SIÈCLE -
  

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